"Que pouvez-vous faire pour promouvoir la paix dans le monde ?
Rentrer chez vous et aimer vos familles."

Mère Teresa

lundi 17 janvier 2011

Emmener des jeunes enfants à la messe

Chaque dimanche, c'est la même question qui se pose à moi : prendre ou non mes enfants avec moi à la messe ?
Si je leur demande s'ils veulent venir, j'ai toujours droit à la même réponse : non, je veux rester à la maison avec papa... forcément, regarder un dvd des Barbapapa à la télé avec papa ou venir à la messe avec maman, où il ne faut pas bouger et rester silencieux, le choix est vite fait !

Pourtant, je pars équipée (comme conseillé dans le bouquin en image) : Bible pour les enfants, petit missel pour suivre les différents moments de la messe, coloriage en lien avec l'Evangile du jour. Mais c'est difficile (impossible ?) peur eux de rester tranquille une heure... heureusement, il y a les chants qui les occupent par moment... mais rester assis sur un banc, c'est au-dessus de leur force !
En regardant les livres, ma fille ne peut s'empêcher de faire des commentaires (pourquoi il n'y a pas de poisson dans l'arche de Noé ? pourquoi il est méchant Goliath ? C'est quoi Ninive ? Oh, elle est trop mignonne la petite brebis, mais pourquoi elle était partie ? Oh, bébé Jésus, il est né !)... bref, elle parle, elle pose des questions sur ce qu'elle voit (et c'est très bien), mais du coup, certains membres de l'assemblée se retournent et nous font les gros yeux et je suis mal à l'aise. Je passe mon temps à lui dire de se taire, je stresse qu'elle dérange les gens, je ne suis rien du tout de la messe, je n'écoute pas...
Son petit frère se met à courir partout au fond de l'église, à rigoler bien fort, à pousser des cris stridents comme il sait si bien le faire ! Et je stresse encore plus, j'écoute encore moins... je suis bien à la messe physiquement, sans y être vraiment !

Du coup, j'avoue, je m'emmène plus mes enfants à la messe (sauf occasion spéciale). Le dimanche matin, c'est marché en famille, puis je vais à la messe où je peux me recueillir, prier et écouter et certains dimanches servir en tant qu'animatrice pendant que mes enfants regardent un dvd avec leur papa à la maison. Je préfère qu'ils soient bien à la maison et moi bien à la messe, plutôt que tous ensemble à l'église mais stressés et énervés.

Sûrement que si on allait à la messe en famille ce serait différent... mais mon mari n'en est pas encore là, il chemine à son rythme... d'ailleurs, regardez le livre que ma mère lui a offert à Noël :

Et vous, vous faites/faisiez/feriez comment ? Votre avis m'intéresse au plus haut point car c'est vrai que je me pose des questions sur la messe et les enfants en bas âge.

samedi 8 janvier 2011

Une nouvelle année commence

J'aime bien cette période, ces débuts d'année où on se projète dans l'avenir, où on s'imagine ce qui nous attend, où on fait des projets, où on prend parfois des résolutions qu'on ne tiendra pas forcément... une nouvelle année pleine de promesses, de joies sûrement, de péripéties sûrement, de pleurs, de nouvelles rencontres, d'amitié, d'amour...

Une nouvelle année où s'entremêleront ma vie de famille, de mère, d'épouse, d'enseignante, de croyante... ma vie à moi, où comme tout le monde, j'endosse de multiples rôles qui font de moi ce que je suis.

Bonne année à vous tous qui passerez par ici... qu'elle soit enrichissante pour vous et vous aide à avancer sur votre chemin.
 

"Que pouvez-vous faire pour promouvoir la paix dans le monde ?
Rentrer chez vous et aimer vos familles."
Mère Teresa


dimanche 26 décembre 2010

Sainte Famille

Noël... tout le monde se souhaite un joyeux noël... mais finalement, pour combien cette fête a-t-elle encore vraiment un sens ? On fête Noël, on décore sa maison, on choisit son sapin, on prépare son menu, on achète une multitude de cadeaux, on s'énerve parce qu'on n'a pas le temps, parce qu'on ne sait pas quoi offrir, peut-être même qu'on fait une crèche... on fête Noël par habitude, mais que représente Noël ?

En classe, on n'a plus le droit d'apprendre des poésies ou des chansons évoquant la nativité. Au nom de la laïcité. On parle de Père Noël, de bonhomme de neige, on fait même un calendrier de l'Avent; on prépare un bricole avec les enfants, mais surtout, on n'évoque pas le sens réel, l'origine de Noël...

ça m'intrigue... pourquoi tout le monde (ou presque) fête-t-il noël, même les non chrétiens ? quel sens cela a-t-il ?

Pour ma part, si mes enfants ont entendu parler du Père Noël, difficile d'y échapper, ils savent que Noël, c'est avant tout l'anniversaire de Jésus... La crèche en bois, nous l'avons installée ensemble... bébé Jésus est sorti de sa boîte le soir du 24 décembre seulement (d'ailleurs, quel drame, nous avons perdu son berceau et ma fille trouvait que ce n'était vraiment pas possible de le poser comme ça sur la table car il aurait mal au dos)... Nous en avons parlé tout au long de l'Avent.
Très peu de cadeaux chez nous (on essaie en tout cas) car Noël, c'est avant tout le bonheur d'être en famille, réunis pour fêter la naissance de notre Seigneur.

 Joyeux et heureux Noël à vous tous !


O Sainte Famille de Nazareth, communauté d’amour de Jésus, Marie et Joseph, modèle et idéal de toute famille chrétienne, nous te confions nos familles.
Ouvre le cœur de chaque foyer domestique à la foi, à l’accueil de la parole de Dieu, au témoignage chrétien, pour qu’il devienne une source de nouvelles et saintes vocations.
Dispose l’esprit des parents, afin que, avec une prompte charité, un soin plein de sagesse et une tendre piété, ils soient pour leurs enfants des guides sûrs vers les biens spirituels et éternels.
Suscite dans l’esprit des jeunes une conscience droite et une volonté libre pour que, grandissant "en sagesse, en âge et en grâce", ils accueillent généreusement le don de la vocation divine.
Sainte Famille de Nazareth, fais que nous tous, en contemplant et en imitant la prière assidue, l’obéissance généreuse, la pauvreté digne et la pureté virginale vécues en ton sein, nous nous disposions à accomplir la volonté de Dieu et à accompagner avec une prévoyante délicatesse tous ceux qui, parmi nous, sont appelés à suivre de plus près le Seigneur Jésus, qui "s’est livré lui-même pour nous".
Jean-Paul II
Rome, 26 décembre 1993

dimanche 12 décembre 2010

Particularité culturelle

Jour de fête, jour de joie, jour de folie... on se lâche et on s'amuse !

Dans mon p'tit canton suisse, il existe une fête unique au monde (ce qui la rend peut-être si spéciale à mon coeur) : L'Escalade ! A l'origine, la commémoration d'une bataille gagnée en 1602 contre les Savoyards...
Maintenant, l'occasion de se déguiser, de préparer une soupe aux légumes avec ses élèves, de regarder des films, de faire un défilé de costumes, de rappeler cet épisode historique, de casser une marmite en chocolat, de manger des pâtes de fruit, de faire péter des pétards, de chanter les chants traditionnels et surtout, de danser, danser, danser jusqu'au bout de la nuit...

Quand on est enseignant, l'Escalade est un jour particulier, où chaque élève apporte 5 légumes, un couteau et une planche, où les grands vont aider les plus petits à découper leurs légumes, où la soupe cuit une bonne partie de la journée en vue de la fête du village le soir, avec les parents. Une journée où les apprentissages traditionnels, où maths et français sont mis de côté, où les enfants viennent déguisés en classe. On admire les costumes cousus par les mamans, un peu moins ceux achetés dans le commerce... on se retrouve avec 3 princesses, 2 mariées, 4 voleurs, 2 pirates, 1 cow-boy, 1 extra-terrestre, 3 ninjas et au milieu de tous, quelques costumes plus originaux... le soir, un thème est choisi entre collègues, et on se retrouve tous déguisés ! Il y a un cortège aux flambeaux dans les rues du village, les enfants font le plus de bruit possible, avec notre accord, en tapant sur les casseroles ou autre. Quel bonheur de jouer aux enfants le temps d'une soirée ! Et quel bonheur de voir mes enfants heureux, émerveillés par tous les costumes, et danser comme des petits fous !

mercredi 1 décembre 2010

30 ans

Dimanche, c'était l'entrée dans l'Avent, le premier jour de la nouvelle année liturgique, mais également mon anniversaire ! Un anniversaire un peu particulier, une dizaine atteinte, celle qu'on considère comme "vieux" quand on est jeune et puis quand on y est, finalement on se sent encore tellement jeune !

30 ans... je dois vraiment être adulte maintenant lol


30 ans quand on a une vie heureuse, ce n'est pas un cap difficile à passer... 30 ans, quand on a un métier qu'on aime, deux enfants presque toujours adorables, un mari attentionné et toujours amoureux douze ans après notre rencontre, une famille en or, des amis sur qui on peut compter, qu'on est propriétaire de sa maison, 30 ans, c'est un bel âge !
Comme une amie me l'a écrit, c'est une belle étape, un moment où une partie des souhaits sont déjà réalisés mais où plein de belles choses restent encore à venir !

Parfois, je me dis que ce n'est pas normal d'avoir autant de chance ! Je me rends bien compte que ce n'est pas donné à tout le monde, que je n'ai rien fait pour mériter tout ça... Je ne peux que rendre grâce au Seigneur pour toutes les grâces qu'Il m'a données depuis ma naissance !
Merci Seigneur, loué sois-tu !

Et comme si je n'avais pas assez de chance comme ça, mes 30 ans, je les ai fêté dans l'avion qui nous ramenait du marché de Noël de Copenhague, mes parents, mes frères, ma grand-mère et nous 4 ! Elle est pas belle la vie ?

mardi 23 novembre 2010

Ces petits riens qui disent tant...

C'est marrant de voir comme certaines choses, certaines habitudes, certaines personnes prennent une place importante dans notre vie alors qu'au départ elles étaient insignifiantes, anecdotiques, de passage... Ces petits riens qui prennent leur place, qui signifient tant, qui comptent tant (clin d'oeil à Anne-Claire).

Cette icône de Notre Dame de l'Alliance, cadeau de mariage reçu 7 ans plus tard car trop bien rangé à l'époque... (Le Christ unit l'homme et la femme qu'il tient par la main. Marie protège leur famille et accompagne leur chemin.)
Ces fleurs en plastique, pas vraiment belles même carrément laides, reçues le jour de la naissance de ma fille...
Ce PC qui a permis tant de belles rencontres...

Ces petits bisous volés quand passe un certain générique télé...
Ce temps "libre" du vendredi au cours duquel c'est l'homme qui gère les enfants... pas de stress pour amener ma fille à l'heure à l'école, pour les rechercher le soir après le boulot... aller à mon cours de aquatraining et rentrer mettre les pieds sous la table, l'homme ayant préparer le souper et fait manger les enfants...
Le marché du dimanche matin en famille suivi de la messe dans cette nouvelle paroisse à laquelle je m'attache, dans laquelle je prends mes marques...

Ces "copinautes" à qui on s'attache, avec qui on partage des pans de vie, à qui on se confie, à qui on s'identifie parfois, que l'on soutient et qui nous soutiennent, avec qui on partage des valeurs... que l'on connaît depuis des années ou depuis peu... que l'on a rencontré dans la vie réelle ou pas encore...

Et puis il y a ce jeune homme, toujours présent le dimanche sur le parvis de l'église... une pièce qui a teinté, des sourires échangés, des mots prononcés, des habits donnés, des fruits proposés... de dimanche en dimanche, de mois en mois, de prières en prières, le lien s'est tissé... Mais voilà, il ne vient plus, il n'est plus là... deux autres hommes ont pris sa place... que devient-il ? Se porte-t-il bien ? Est-il rentré chez lui ? A-t-il dû changer de "lieu d'habitation" ? Est-il assez couvert avec ce froid ? Je pense à lui, je prie pour lui, j'espère avoir un jour de ses nouvelles, de lui, ce jeune garçon a priori insignifiant qui tendait la main chaque dimanche sur le parvis de l'église...

lundi 8 novembre 2010

1000 lettres pour nos frères d'Orient

Si vous êtes allés à la messe ce week-end, vous avez certainement entendu cet appel, lu dans toutes les églises de France :

L’appel des évêques d’Irak

Notre Calvaire est lourd et il nous paraît long. Le carnage qui a eu lieu à la cathédrale Notre-Dame du Perpétuel-Secours de Bagdad, avec 58 morts, parmi lesquels deux jeunes prêtres et 67 blessés dont un prêtre, nous a profondément secoués. Nous perdons la patience, mais nous ne perdons pas la foi et l’espérance. Cet événement d’une telle ampleur qui se produit juste après la tenue du Synode nous choque encore plus. Ce dont nous avons besoin c’est de votre prière et de votre soutien fraternel et moral. Votre amitié nous encourage à rester sur notre terre, à persévérer et à espérer.
Sans cela nous nous sentons seuls et isolés.
Nous avons besoin de votre compassion face à tout ce qui vient toucher la vie des innocents, chrétiens et musulmans. Restez avec nous, restez avec nous jusqu’à ce que soit passé le fléau.
Que le Seigneur nous protège tous.
Le 2 novembre 2010
Mgr Athanase Matti MATOKA, archevêque de Bagdad des syriens
Mgr Louis SAKO, archevêque de Kirkouk des chaldéens
Mgr Emil NONA, archevêque de Mossoul des chaldéens
Mgr Basile Geoges CASMOUSSA, archevêque de Mossoul des syriens
Mgr Bashar WARDA, archevêque d’Erbil des chaldéens

Vous avez peut-être été, comme moi, replongé tout à coup dans la réalité trop souvent oubliée des chrétiens dans ces pays où affirmer sa foi chrétienne peut être dangereux... je pense aux chrétiens d'Irak bien-sûr, mais aussi à ceux du Pakistan, de Chine...

Soutenons par la prière tous nos frères qui souffrent au nom de leur foi en Jésus Christ !

Pour répondre à l'appel des chrétiens d'Orient à leurs frères français, une jolie initiative a été lancée :
écrire une lettre les assurant de notre prière et de notre soutien, à envoyer à l'Archevêché de Bagdad. 
Sur le sire, vous pouvez même trouver un modèle de lettre si les idées manquent, ce dont je doute !

Alors, lâchons nos claviers et tous à nos stylos !