De retour de San Damiano...
Week-end un peu mitigé... voyage en train + car vraiment très long (17h de route sur deux jours), pour finalement passer moins de 24h sur place... Mais des pélerins très fervents... un peu trop à mon goût... je dois dire que réciter de manière litanique des dizaines de chapelets, en latin, au bout d'un moment, ça me gave... des chants très vieux, que je ne connaissais pas pour la plupart... bref, pas trop mon truc, un peu trop répétitif. Et j'ai été un peu déçue par le lieu, trop bétonné. Le jardin des apparations est vraiment miniscule et complètement clôturé.
Mais très heureuse d'avoir pu passer deux jours en tête à tête avec ma maman, et d'avoir découvert ce lieu qu'elle affectionne. Et puis une messe de le fête Dieu juste somptueuse, à l'italienne, avec une magnifique procession dans le village, des petits enfants lançant des péptales de roses, des jeunes hommes avec des flambaux, le Saint Sacrement promené dans le village... c'était splendide !
Et finalement, que ce lieu soit véritablement un lieu d'apparitions mariales ou pas, ça n'a pas pas vraiment d'importance. La ferveur est très présente, les gens prient véritablement avec leur coeur et de toute leur foi, Marie est véritablement présente dans le coeur de chacun et chacun prie pour la paix, le salut des âmes et le retour d'une foi fervente dans le monde.
Moi ça ne m'a pas empêché de prier véritablement pour vous tous, vous qui me confiez des intentions, pour Vianney qui a été ordonné prêtre ce dimanche, pour ma Yayon avec qui je vais bientôt passer quelques jours à Paray-le-Monial, pour Zélie, pour mon mari et mes enfants.
Rentrer chez vous et aimer vos familles."
Mère Teresa
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lundi 27 juin 2011
mardi 21 juin 2011
San Damiano
Ce week-end, je pars en Italie, découvrir un lieu cher au coeur de ma maman : San Damiano. Nous partons juste elle et moi, vivre un week-end de prières. Alors si vous avez des intentions particulières, n'hésitez pas, je les emporterai volontiers avec moi !
San Damiano est un lieu d'apparitions mariales, dans les années 60-70. La Vierge Marie est apparue à une mère de famille gravement malade, Mamma Rosa et l'a guérie. Elle lui apparaîtra plusieurs fois dans son jardin pour lui délivrer des messages de paix et d'appel à la prière, aussi appelle-t-on la Vierge de San Damiano "Notre-Dame des Roses".
Je vous en parlerai plus à mon retour...
San Damiano est un lieu d'apparitions mariales, dans les années 60-70. La Vierge Marie est apparue à une mère de famille gravement malade, Mamma Rosa et l'a guérie. Elle lui apparaîtra plusieurs fois dans son jardin pour lui délivrer des messages de paix et d'appel à la prière, aussi appelle-t-on la Vierge de San Damiano "Notre-Dame des Roses".
Je vous en parlerai plus à mon retour...
vendredi 13 mai 2011
Veillée de Taizé
Retrouver cette ambiance si particulière, bougies, belles icônes, drapés rouge-orange...
Chanter, méditer, veiller, prier...
Une soirée pour se ressourcer...
Prendre le temps de prier...
Calme, tranquillité, sérénité...
Mais quand un chant parle de joie, je dois dire que ça me démange de me lever, de taper des mains et me mettre debout sur une chaise (n'est-ce pas Yayon ;o)
samedi 7 mai 2011
Un an a passé
Il y a un an, j'étais dans une période un peu creuse et vide... je n'allais plus régulièrement à la messe, je ne prenais pas vraiment le temps pour prier, je me sentais un peu "comme une coquille vide" comme j'écrivais à l'époque sur mon blog privé...
Il y a un an, j'ai commencé à faire des recherches google pour trouver des blogs de mère de famille parlant de leur foi... j'ai commencé à lire, à cliquer sur les liens et à découvrir cette étonnante cathoblogosphère !
Il y a un an, j'ai découvert les blogs incontournables d'Edmond Prochain, Koz, des Sacristains, du Père David Lerouge, de Tigreek, de Zabou, du lapin bleu, de Vianney, d'Eliette, d'Anne-Claire... mais aussi de celles qui sont devenues des amies ou en tout cas des personnes que j'apprécie beaucoup : Yayon, Dame Joyeuse, Nitt, Zélie, Madame Sololine et d'autres... Vos blogs sont une vraie source d'enrichissement pour moi, de réflexion, de bonheur !
Il y a un an, ma belle-soeur m'invitait à une veillée de Taizé qui m'a fait tant de bien... mercredi, nouvelle veillée, toujours avec ma belle-soeur...
Il y a un an, j'ai commencé à m'engager dans ma nouvelle paroisse comme animatrice liturgique...
Il y a un an, j'ai créé ce blog pour y partager un peu de ma foi... C'est un p'tit blog sans prétention qui m'a permis de belles rencontres !
Alors MERCI à vous pour tous ces moments partagés !!!
Il y a un an, j'ai commencé à faire des recherches google pour trouver des blogs de mère de famille parlant de leur foi... j'ai commencé à lire, à cliquer sur les liens et à découvrir cette étonnante cathoblogosphère !
Il y a un an, j'ai découvert les blogs incontournables d'Edmond Prochain, Koz, des Sacristains, du Père David Lerouge, de Tigreek, de Zabou, du lapin bleu, de Vianney, d'Eliette, d'Anne-Claire... mais aussi de celles qui sont devenues des amies ou en tout cas des personnes que j'apprécie beaucoup : Yayon, Dame Joyeuse, Nitt, Zélie, Madame Sololine et d'autres... Vos blogs sont une vraie source d'enrichissement pour moi, de réflexion, de bonheur !
Il y a un an, ma belle-soeur m'invitait à une veillée de Taizé qui m'a fait tant de bien... mercredi, nouvelle veillée, toujours avec ma belle-soeur...
Il y a un an, j'ai commencé à m'engager dans ma nouvelle paroisse comme animatrice liturgique...
Il y a un an, j'ai créé ce blog pour y partager un peu de ma foi... C'est un p'tit blog sans prétention qui m'a permis de belles rencontres !
Alors MERCI à vous pour tous ces moments partagés !!!
mardi 26 avril 2011
Petits et grands bonheurs pascals
- Un week-end prolongé de 4 jours, de quoi mettre du baume au coeur, c'est pas souvent que l'homme est à la maison aussi longtemps !
- 4 jours ensoleillés... de quoi bien travailler dans le jardin et le potager, arracher la haie, préparer les premières plantations de l'année...
- Une veillée pascale où le cierge pascal n'a jamais voulu rester allumer, trop de vent... 3 baptêmes...
- Un dimanche de pâques commencé dans le lit de papa et maman :
- Une messe de Pâques très belle, 3 baptêmes à nouveau ! Et des retrouvailles sur le parvis de l'église qui m'ont rendue bien joyeuse... Savoir enfin ce qu'il était devenu, où il avait passé l'hiver, comment il va...
- Un repas pascal partagé avec mes petits frères...
- Des œufs décorés, cachés, retrouvés...
- Des lapins pétris, confectionnés et mangés...
- Une glace entre amis, une promenade au bord du lac, du pain lancé aux cygnes et canards...
Oui, ce week-end fut vraiment exceptionnel !
lundi 18 avril 2011
Temps forts pour les enfants
Mes parents sont partis pour un voyage de 12 jours en Terre Sainte... Quand je regarde le programme qu'ils m'ont laissé, que je suis leur périple en prières, je vois des noms comme "Sodome, Massada, Jéricho, Mer Morte, etc."
Hier, ils ont vécu le dimanche des Rameaux à Nazareth. Avant, ils sont allés au Jourdain et ont renouvelé les promesses du baptême. Aujourd'hui, ils doivent être en route vers le Mont Thabor, puis ils iront à Cana où ils vivront une prière de renouvellement du sacrement de mariage. Mardi, ils partiront pour Capharnaüm voir la maison de Saint Pierre. Mercredi, ils seront à Béthléem.
Jeudi saint, ils seront à Jérusalem, iront au Mont des Oliviers, vivront l'eucharistie à Géthsémani et iront prier la nuit au jardin des Oliviers (où j'espère qu'ils ne s'endormiront pas tels les apôtres) lol.
Vendredi Saint, ils vivront le chemin de croix à Jérusalem dans les rues de la ville.
Samedi, ils auront la veillée pascale à Abu Gosh.
Ils vivront la messe de Pâques avec la communauté Melkite de Jérusalem.
Et lundi, ils rentreront à la maison.
Si je vous en parle,c'est parce que je suis très jalouse, c'est parce qu'ils sont partis avec la communauté du Verbe de Vie... je mentionne régulièrement l'Emmanuel, mais lorsque j'étais enfant, ma première expérience dans une communauté du renouveau charismatique s'est faite avec le Verbe de Vie qui a une maison en Suisse. Cette maison proposait (sûrement le fait-elle toujours d'ailleurs) des week-end de retraite au moment des grands temps forts de l'année liturgique, à Pâques et pendant l'Avent principalement. Je me souviens qu'en tant qu'enfant, j'aimais vraiment ces week-end, parce que je retrouvais d'autres enfants de mon âge, parce qu'on faisait des bricolages, des promenades, qu'on parlait de Jésus de manière bien plus vivante qu'au cathéchisme dans ma paroisse. Et surtout, mes plus grands souvenirs sont liés aux veillées du samedi soir. Par groupes, on jouait des scénettes de la Nativité ou de Pâques, selon quand avait lieu le week-end. Je me revois costumée en Marie, quelle fierté ! Mes longs cheveux noirs retenus dans un voile bleu...
J'ai aussi vécu d'autres temps forts dans mon éducation chrétienne grâce à mes parents. Quand j'étais enfant, ils faisaient partie des Equipe Notre-Dame (il y a quelques mois, Anne-Claire a écrit un très bel article à ce sujet sur Sacristains). Avec quelques couples amis ou connaissances de la paroisse et un ami prêtre, ils s'étaient lancés. Bien-sûr, ça les concernait eux en premier lieu, mais des temps forts avec les enfants de tous étaient organisés. Des week-end en équipe, des journée nationales ou cantonales et je suis même partie 5 jours avec eux à Fatima quand j'avais 14-15 ans pour la rencontre internationale. Nous les jeunes, on dormait avec nos parents, mais on avait nos propres rencontres entre ados, des visites, des jeux... j'en garde un super souvenir et un bob signé par tout le groupe ;o)
En grandissant, j'étais préssentie comme baby-sitter des plus jeunes, avec d'autres ados, lors de rencontres nationales ou cantonales... Supères expériences aussi.
Par contre, je vais vous avouer un truc, un regret : je ne suis jamais allée aux JMJ ! Il n'y a jamais eu de groupes organisés dans ma paroisse et j'étais bien trop timide pour me joindre à une paroisse voisine sans connaître personne. Mais qui sait, peut-être qu'un jour c'est moi qui emmènerais les jeunes aux JMJ ?
Je remercie vraiment mes parents pour tous ces temps forts dans ma foi que j'ai vécu enfant et ado grâce à eux... je trouve vraiment important pour des enfants de pouvoir faire de telles expériences, surtout quand on a une paroisse ordinaire, un peu plan-plan... de pouvoir partager avec d'autres, de se rendre compte à quel point la foi peut être joyeuse. J'espère que je pourrai donner à mes propres enfants de vivre des choses fortes à leur tour... allez, on commence par Paray cet été !
Hier, ils ont vécu le dimanche des Rameaux à Nazareth. Avant, ils sont allés au Jourdain et ont renouvelé les promesses du baptême. Aujourd'hui, ils doivent être en route vers le Mont Thabor, puis ils iront à Cana où ils vivront une prière de renouvellement du sacrement de mariage. Mardi, ils partiront pour Capharnaüm voir la maison de Saint Pierre. Mercredi, ils seront à Béthléem.
Jeudi saint, ils seront à Jérusalem, iront au Mont des Oliviers, vivront l'eucharistie à Géthsémani et iront prier la nuit au jardin des Oliviers (où j'espère qu'ils ne s'endormiront pas tels les apôtres) lol.
Vendredi Saint, ils vivront le chemin de croix à Jérusalem dans les rues de la ville.
Samedi, ils auront la veillée pascale à Abu Gosh.
Ils vivront la messe de Pâques avec la communauté Melkite de Jérusalem.
Et lundi, ils rentreront à la maison.
Si je vous en parle,
J'ai aussi vécu d'autres temps forts dans mon éducation chrétienne grâce à mes parents. Quand j'étais enfant, ils faisaient partie des Equipe Notre-Dame (il y a quelques mois, Anne-Claire a écrit un très bel article à ce sujet sur Sacristains). Avec quelques couples amis ou connaissances de la paroisse et un ami prêtre, ils s'étaient lancés. Bien-sûr, ça les concernait eux en premier lieu, mais des temps forts avec les enfants de tous étaient organisés. Des week-end en équipe, des journée nationales ou cantonales et je suis même partie 5 jours avec eux à Fatima quand j'avais 14-15 ans pour la rencontre internationale. Nous les jeunes, on dormait avec nos parents, mais on avait nos propres rencontres entre ados, des visites, des jeux... j'en garde un super souvenir et un bob signé par tout le groupe ;o)
En grandissant, j'étais préssentie comme baby-sitter des plus jeunes, avec d'autres ados, lors de rencontres nationales ou cantonales... Supères expériences aussi.
Par contre, je vais vous avouer un truc, un regret : je ne suis jamais allée aux JMJ ! Il n'y a jamais eu de groupes organisés dans ma paroisse et j'étais bien trop timide pour me joindre à une paroisse voisine sans connaître personne. Mais qui sait, peut-être qu'un jour c'est moi qui emmènerais les jeunes aux JMJ ?
Je remercie vraiment mes parents pour tous ces temps forts dans ma foi que j'ai vécu enfant et ado grâce à eux... je trouve vraiment important pour des enfants de pouvoir faire de telles expériences, surtout quand on a une paroisse ordinaire, un peu plan-plan... de pouvoir partager avec d'autres, de se rendre compte à quel point la foi peut être joyeuse. J'espère que je pourrai donner à mes propres enfants de vivre des choses fortes à leur tour... allez, on commence par Paray cet été !
mardi 1 mars 2011
Prière du soir en famille
Prière du soir en famille... toute simple, sur le même modèle, devant une icône de la Vierge et "bébé Jésus"...
Le signe du croix, action de grâce pour les joies de la journée écoulée, on se confie au Père pour la nuit et lui confie la journée du lendemain, on termine par un Je vous salue Marie....
Petit homme de tout juste 2 ans qui réclame au moment du coucher "meci Jéjus", qui énumère tous les membres de la famille pour que le Seigneur les protège, qui au moment du traditionnel signe de croix répète "pè, fils, amen"... que c'est beau !
Petite demoiselle de 3 ans et demi (elle y tient à sa demi) qui n'en finit plus avec sa liste de merci : "Merci Jésus parce que mon petit frère n'a pas fait de bêtises aujourd'hui, merci parce que tonton m'a prêté son lit, merci parce qu'on a été manger chez maminou, merci parce qu'on a fait un joli dessin, merci parce que le bonhomme de neige était rigolo, merci, merci, merci". Elle a tout compris !
Le signe du croix, action de grâce pour les joies de la journée écoulée, on se confie au Père pour la nuit et lui confie la journée du lendemain, on termine par un Je vous salue Marie....
Au nom du Père, du Fils, du Saint-Esprit, Amen.
Merci Jésus pour la bonne journée que nous avons passée... Merci pour telles choses
Protège-nous durant cette nuit. Protège maman, papa, E et M. Protège grand-maman, grand-papa, mamie, nonno, maminou, les tontons, etc.
Nous te confions notre journée de demain, tout particulièrement telle activité.
Réjouis-toi Marie, comblée de grâce,
le Seigneur est avec toi.
Tu es bénie entre toutes les femmes et Jésus, ton enfant, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
prie pour nous, pauvres pêcheurs,
maintenant et l'heure de notre mort.
Amen.
Petit homme de tout juste 2 ans qui réclame au moment du coucher "meci Jéjus", qui énumère tous les membres de la famille pour que le Seigneur les protège, qui au moment du traditionnel signe de croix répète "pè, fils, amen"... que c'est beau !
Petite demoiselle de 3 ans et demi (elle y tient à sa demi) qui n'en finit plus avec sa liste de merci : "Merci Jésus parce que mon petit frère n'a pas fait de bêtises aujourd'hui, merci parce que tonton m'a prêté son lit, merci parce qu'on a été manger chez maminou, merci parce qu'on a fait un joli dessin, merci parce que le bonhomme de neige était rigolo, merci, merci, merci". Elle a tout compris !
mercredi 26 janvier 2011
Signe de croix anodin
Depuis qu'ils sont nés, au moment du coucher, je fais un signe de croix sur le front de mes enfants et cette petite prière toute simple :
Seigneur, protège mes enfants durant leur sommeil, veille sur eux durant cette nuit.
Au début, c'était une façon de me rassurer face à la mort subite du nourrisson... la nuit, je ne maîtrisais rien, je ne pouvais pas les protéger, mais confiés au Père, ils ne risquaient rien.
Et puis ils ont grandi, ce ne sont plus des nouveaux nés, mais le signe de croix au moment d'éteindre la lumière est resté, il fait partie du rituel du couché... maintenant, ,ce sont eux qui le réclame... ma fille me signe le front également et mon fiston de bientôt 2 ans réclame "mèmèmèn" et montrant son front et répond "amen".
Et depuis quelques temps, Mistinguette veut également signer son papa et que celui-ci lui fasse le signe de croix... j'aime l'idée que ce sont ses enfants qui montrent petit à petit le chemin à mon mari. La prière des enfants est si forte et toujours entendue !
Images trouvées ici.
samedi 22 janvier 2011
Pensées salésiennes
En ce jour de la Saint François de Sales, je vous laisse quelques pensées du saint patron des journalistes et des écrivains distribuées lors de la messe aujourd'hui...
C'est rigolo, saint François est le saint patron de ma paroisse suisse tout comme de ma nouvelle paroisse savoyarde. Il faut dire que ce grand saint a vécu dans ma région, donc forcément, bon nombre d'églises lui sont dédiées.
Il faut tout faire par amour et rien par force.
Il nous faut avoir patience avec tout le monde, et premièrement avec nous-même.
Dieu et le Dieu de la joie.
Notre vie n'est qu'un voyage sur terre, garde le sourire.
Nous faisons toujours assez quand nous faisons bien.
C'est rigolo, saint François est le saint patron de ma paroisse suisse tout comme de ma nouvelle paroisse savoyarde. Il faut dire que ce grand saint a vécu dans ma région, donc forcément, bon nombre d'églises lui sont dédiées.
Il nous faut avoir patience avec tout le monde, et premièrement avec nous-même.
Dieu et le Dieu de la joie.
Notre vie n'est qu'un voyage sur terre, garde le sourire.
Nous faisons toujours assez quand nous faisons bien.
lundi 17 janvier 2011
Emmener des jeunes enfants à la messe
Chaque dimanche, c'est la même question qui se pose à moi : prendre ou non mes enfants avec moi à la messe ?
Si je leur demande s'ils veulent venir, j'ai toujours droit à la même réponse : non, je veux rester à la maison avec papa... forcément, regarder un dvd des Barbapapa à la télé avec papa ou venir à la messe avec maman, où il ne faut pas bouger et rester silencieux, le choix est vite fait !
Pourtant, je pars équipée (comme conseillé dans le bouquin en image) : Bible pour les enfants, petit missel pour suivre les différents moments de la messe, coloriage en lien avec l'Evangile du jour. Mais c'est difficile (impossible ?) peur eux de rester tranquille une heure... heureusement, il y a les chants qui les occupent par moment... mais rester assis sur un banc, c'est au-dessus de leur force !
En regardant les livres, ma fille ne peut s'empêcher de faire des commentaires (pourquoi il n'y a pas de poisson dans l'arche de Noé ? pourquoi il est méchant Goliath ? C'est quoi Ninive ? Oh, elle est trop mignonne la petite brebis, mais pourquoi elle était partie ? Oh, bébé Jésus, il est né !)... bref, elle parle, elle pose des questions sur ce qu'elle voit (et c'est très bien), mais du coup, certains membres de l'assemblée se retournent et nous font les gros yeux et je suis mal à l'aise. Je passe mon temps à lui dire de se taire, je stresse qu'elle dérange les gens, je ne suis rien du tout de la messe, je n'écoute pas...
Son petit frère se met à courir partout au fond de l'église, à rigoler bien fort, à pousser des cris stridents comme il sait si bien le faire ! Et je stresse encore plus, j'écoute encore moins... je suis bien à la messe physiquement, sans y être vraiment !
Du coup, j'avoue, je m'emmène plus mes enfants à la messe (sauf occasion spéciale). Le dimanche matin, c'est marché en famille, puis je vais à la messe où je peux me recueillir, prier et écouter et certains dimanches servir en tant qu'animatrice pendant que mes enfants regardent un dvd avec leur papa à la maison. Je préfère qu'ils soient bien à la maison et moi bien à la messe, plutôt que tous ensemble à l'église mais stressés et énervés.
Sûrement que si on allait à la messe en famille ce serait différent... mais mon mari n'en est pas encore là, il chemine à son rythme... d'ailleurs, regardez le livre que ma mère lui a offert à Noël :
Et vous, vous faites/faisiez/feriez comment ? Votre avis m'intéresse au plus haut point car c'est vrai que je me pose des questions sur la messe et les enfants en bas âge.
Si je leur demande s'ils veulent venir, j'ai toujours droit à la même réponse : non, je veux rester à la maison avec papa... forcément, regarder un dvd des Barbapapa à la télé avec papa ou venir à la messe avec maman, où il ne faut pas bouger et rester silencieux, le choix est vite fait !
Pourtant, je pars équipée (comme conseillé dans le bouquin en image) : Bible pour les enfants, petit missel pour suivre les différents moments de la messe, coloriage en lien avec l'Evangile du jour. Mais c'est difficile (impossible ?) peur eux de rester tranquille une heure... heureusement, il y a les chants qui les occupent par moment... mais rester assis sur un banc, c'est au-dessus de leur force !
En regardant les livres, ma fille ne peut s'empêcher de faire des commentaires (pourquoi il n'y a pas de poisson dans l'arche de Noé ? pourquoi il est méchant Goliath ? C'est quoi Ninive ? Oh, elle est trop mignonne la petite brebis, mais pourquoi elle était partie ? Oh, bébé Jésus, il est né !)... bref, elle parle, elle pose des questions sur ce qu'elle voit (et c'est très bien), mais du coup, certains membres de l'assemblée se retournent et nous font les gros yeux et je suis mal à l'aise. Je passe mon temps à lui dire de se taire, je stresse qu'elle dérange les gens, je ne suis rien du tout de la messe, je n'écoute pas...
Son petit frère se met à courir partout au fond de l'église, à rigoler bien fort, à pousser des cris stridents comme il sait si bien le faire ! Et je stresse encore plus, j'écoute encore moins... je suis bien à la messe physiquement, sans y être vraiment !
Du coup, j'avoue, je m'emmène plus mes enfants à la messe (sauf occasion spéciale). Le dimanche matin, c'est marché en famille, puis je vais à la messe où je peux me recueillir, prier et écouter et certains dimanches servir en tant qu'animatrice pendant que mes enfants regardent un dvd avec leur papa à la maison. Je préfère qu'ils soient bien à la maison et moi bien à la messe, plutôt que tous ensemble à l'église mais stressés et énervés.
Sûrement que si on allait à la messe en famille ce serait différent... mais mon mari n'en est pas encore là, il chemine à son rythme... d'ailleurs, regardez le livre que ma mère lui a offert à Noël :
Et vous, vous faites/faisiez/feriez comment ? Votre avis m'intéresse au plus haut point car c'est vrai que je me pose des questions sur la messe et les enfants en bas âge.
dimanche 26 décembre 2010
Sainte Famille
Noël... tout le monde se souhaite un joyeux noël... mais finalement, pour combien cette fête a-t-elle encore vraiment un sens ? On fête Noël, on décore sa maison, on choisit son sapin, on prépare son menu, on achète une multitude de cadeaux, on s'énerve parce qu'on n'a pas le temps, parce qu'on ne sait pas quoi offrir, peut-être même qu'on fait une crèche... on fête Noël par habitude, mais que représente Noël ?
En classe, on n'a plus le droit d'apprendre des poésies ou des chansons évoquant la nativité. Au nom de la laïcité. On parle de Père Noël, de bonhomme de neige, on fait même un calendrier de l'Avent; on prépare un bricole avec les enfants, mais surtout, on n'évoque pas le sens réel, l'origine de Noël...
ça m'intrigue... pourquoi tout le monde (ou presque) fête-t-il noël, même les non chrétiens ? quel sens cela a-t-il ?
Pour ma part, si mes enfants ont entendu parler du Père Noël, difficile d'y échapper, ils savent que Noël, c'est avant tout l'anniversaire de Jésus... La crèche en bois, nous l'avons installée ensemble... bébé Jésus est sorti de sa boîte le soir du 24 décembre seulement (d'ailleurs, quel drame, nous avons perdu son berceau et ma fille trouvait que ce n'était vraiment pas possible de le poser comme ça sur la table car il aurait mal au dos)... Nous en avons parlé tout au long de l'Avent.
Très peu de cadeaux chez nous (on essaie en tout cas) car Noël, c'est avant tout le bonheur d'être en famille, réunis pour fêter la naissance de notre Seigneur.
En classe, on n'a plus le droit d'apprendre des poésies ou des chansons évoquant la nativité. Au nom de la laïcité. On parle de Père Noël, de bonhomme de neige, on fait même un calendrier de l'Avent; on prépare un bricole avec les enfants, mais surtout, on n'évoque pas le sens réel, l'origine de Noël...
ça m'intrigue... pourquoi tout le monde (ou presque) fête-t-il noël, même les non chrétiens ? quel sens cela a-t-il ?
Pour ma part, si mes enfants ont entendu parler du Père Noël, difficile d'y échapper, ils savent que Noël, c'est avant tout l'anniversaire de Jésus... La crèche en bois, nous l'avons installée ensemble... bébé Jésus est sorti de sa boîte le soir du 24 décembre seulement (d'ailleurs, quel drame, nous avons perdu son berceau et ma fille trouvait que ce n'était vraiment pas possible de le poser comme ça sur la table car il aurait mal au dos)... Nous en avons parlé tout au long de l'Avent.
Très peu de cadeaux chez nous (on essaie en tout cas) car Noël, c'est avant tout le bonheur d'être en famille, réunis pour fêter la naissance de notre Seigneur.
Joyeux et heureux Noël à vous tous !
O Sainte Famille de Nazareth, communauté d’amour de Jésus, Marie et Joseph, modèle et idéal de toute famille chrétienne, nous te confions nos familles.
Ouvre le cœur de chaque foyer domestique à la foi, à l’accueil de la parole de Dieu, au témoignage chrétien, pour qu’il devienne une source de nouvelles et saintes vocations.
Dispose l’esprit des parents, afin que, avec une prompte charité, un soin plein de sagesse et une tendre piété, ils soient pour leurs enfants des guides sûrs vers les biens spirituels et éternels.
Suscite dans l’esprit des jeunes une conscience droite et une volonté libre pour que, grandissant "en sagesse, en âge et en grâce", ils accueillent généreusement le don de la vocation divine.
Sainte Famille de Nazareth, fais que nous tous, en contemplant et en imitant la prière assidue, l’obéissance généreuse, la pauvreté digne et la pureté virginale vécues en ton sein, nous nous disposions à accomplir la volonté de Dieu et à accompagner avec une prévoyante délicatesse tous ceux qui, parmi nous, sont appelés à suivre de plus près le Seigneur Jésus, qui "s’est livré lui-même pour nous".
Jean-Paul II
Rome, 26 décembre 1993
Rome, 26 décembre 1993
lundi 8 novembre 2010
1000 lettres pour nos frères d'Orient
Si vous êtes allés à la messe ce week-end, vous avez certainement entendu cet appel, lu dans toutes les églises de France :
Vous avez peut-être été, comme moi, replongé tout à coup dans la réalité trop souvent oubliée des chrétiens dans ces pays où affirmer sa foi chrétienne peut être dangereux... je pense aux chrétiens d'Irak bien-sûr, mais aussi à ceux du Pakistan, de Chine...
Soutenons par la prière tous nos frères qui souffrent au nom de leur foi en Jésus Christ !
Pour répondre à l'appel des chrétiens d'Orient à leurs frères français, une jolie initiative a été lancée :
écrire une lettre les assurant de notre prière et de notre soutien, à envoyer à l'Archevêché de Bagdad.
Sur le sire, vous pouvez même trouver un modèle de lettre si les idées manquent, ce dont je doute !
Alors, lâchons nos claviers et tous à nos stylos !
L’appel des évêques d’Irak
Notre Calvaire est lourd et il nous paraît long. Le carnage qui a eu lieu à la cathédrale Notre-Dame du Perpétuel-Secours de Bagdad, avec 58 morts, parmi lesquels deux jeunes prêtres et 67 blessés dont un prêtre, nous a profondément secoués. Nous perdons la patience, mais nous ne perdons pas la foi et l’espérance. Cet événement d’une telle ampleur qui se produit juste après la tenue du Synode nous choque encore plus. Ce dont nous avons besoin c’est de votre prière et de votre soutien fraternel et moral. Votre amitié nous encourage à rester sur notre terre, à persévérer et à espérer.
Sans cela nous nous sentons seuls et isolés.
Nous avons besoin de votre compassion face à tout ce qui vient toucher la vie des innocents, chrétiens et musulmans. Restez avec nous, restez avec nous jusqu’à ce que soit passé le fléau.
Que le Seigneur nous protège tous.
Le 2 novembre 2010
Mgr Athanase Matti MATOKA, archevêque de Bagdad des syriens
Mgr Louis SAKO, archevêque de Kirkouk des chaldéens
Mgr Emil NONA, archevêque de Mossoul des chaldéens
Mgr Basile Geoges CASMOUSSA, archevêque de Mossoul des syriens
Mgr Bashar WARDA, archevêque d’Erbil des chaldéens
Vous avez peut-être été, comme moi, replongé tout à coup dans la réalité trop souvent oubliée des chrétiens dans ces pays où affirmer sa foi chrétienne peut être dangereux... je pense aux chrétiens d'Irak bien-sûr, mais aussi à ceux du Pakistan, de Chine...
Soutenons par la prière tous nos frères qui souffrent au nom de leur foi en Jésus Christ !
Pour répondre à l'appel des chrétiens d'Orient à leurs frères français, une jolie initiative a été lancée :
écrire une lettre les assurant de notre prière et de notre soutien, à envoyer à l'Archevêché de Bagdad.
Sur le sire, vous pouvez même trouver un modèle de lettre si les idées manquent, ce dont je doute !
Alors, lâchons nos claviers et tous à nos stylos !
mercredi 6 octobre 2010
Le réconfort, le voilà !
Merci Christèle... en effet, je prends l'évangile du jour comme une jolie réponse, un joli clin Dieu, un beau réconfort (voir mon article précédent).
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,5-13.
Jésus disait à ses disciples : " Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander : 'Mon ami, prête-moi trois pains : un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir. '
Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond : 'Ne viens pas me tourmenter ! Maintenant, la porte est fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain',
moi, je vous l'affirme : même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut.
Eh bien, moi, je vous dis : Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte.
Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre.
Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson ?
ou un scorpion, quand il demande un œuf ?
Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,5-13.
Jésus disait à ses disciples : " Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander : 'Mon ami, prête-moi trois pains : un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir. '
Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond : 'Ne viens pas me tourmenter ! Maintenant, la porte est fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain',
moi, je vous l'affirme : même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut.
Eh bien, moi, je vous dis : Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte.
Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre.
Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson ?
ou un scorpion, quand il demande un œuf ?
Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Mode repos pour moi aujourd'hui... je ne suis pas allée travailler, pas en état. En 6 ans, hormis pendant mes congés mat, ce sera la première fois que je serai absente, c'est indispensable, trop épuisée.
P'tite Cocotte est à l'école, P'tit Loup chez sa grand-mère qui s'occupera d'eux comme tous les jours où je bosse.
Journée rien qu'à moi pour DORMIR, me relaxer, reprendre des forces, retrouver l'énergie nécessaire et repartir du bon pied !
Je vais donc de ce pas me recoucher et DORMIR !
lundi 4 octobre 2010
Chacun a sa place
C'est marrant comme partout où on va, quoi qu'on fasse, on a nos petites habitudes...
Pour faire ses courses, le jour du repas familial, les p'tites routines pour coucher ses enfants, le trajet pour aller au boulot et puis... sa place dans l'église le dimanche matin !
Les gens, moi la première, s'assoient toujours sur le même banc, du même côté, devant, derrière, au centre... du coup, on a toujours la même vision de l'autel, du prêtre, de l'eucharistie...
Dimanche dernier, j'ai dû changer de place pour rejoindre le groupe liturgique... je me suis retrouvée à l'exact opposé de ma place habituelle ! Et ben ça m'a fait tout bizarre de voir le prêtre depuis la droite, j'ai eu l'impression de vivre l'eucharistie différemment, de voir cette Hostie Corps du Seigneur sous un jour nouveau au moment de la consécration... très bizarre comme sensation !
comme si je n'étais plus à ma place... faudrait que je change plus souvent de place moi...
C'est marrant ces petites habitudes qui nous rassurent. On dit toujours que les enfants ont besoin de repères, d'avoir un horaire fixe, des habitudes qu'on ne change pas... mais finalement, nous autres adultes, on est bien un peu pareil non ?
Pour faire ses courses, le jour du repas familial, les p'tites routines pour coucher ses enfants, le trajet pour aller au boulot et puis... sa place dans l'église le dimanche matin !
Les gens, moi la première, s'assoient toujours sur le même banc, du même côté, devant, derrière, au centre... du coup, on a toujours la même vision de l'autel, du prêtre, de l'eucharistie...
Dimanche dernier, j'ai dû changer de place pour rejoindre le groupe liturgique... je me suis retrouvée à l'exact opposé de ma place habituelle ! Et ben ça m'a fait tout bizarre de voir le prêtre depuis la droite, j'ai eu l'impression de vivre l'eucharistie différemment, de voir cette Hostie Corps du Seigneur sous un jour nouveau au moment de la consécration... très bizarre comme sensation !
comme si je n'étais plus à ma place... faudrait que je change plus souvent de place moi...
C'est marrant ces petites habitudes qui nous rassurent. On dit toujours que les enfants ont besoin de repères, d'avoir un horaire fixe, des habitudes qu'on ne change pas... mais finalement, nous autres adultes, on est bien un peu pareil non ?
dimanche 26 septembre 2010
Clin Dieu et Perplexité
Avant l'été, en train de bien m'installer et de prendre mes marques dans ma nouvelle paroisse, je cherchais comment devenir une paroissienne active, comment prendre part à la vie de la communauté, où apporter mon aide... mais bon, j'avoue, je cherchais mentalement ;o) timide comme je suis, je n'osais pas aller vers les autres, et je restais sur mon banc...
Et puis lors de la messe de rentrée, l'animateur liturgique lance un appel : "ça fait deux ans que je suis le seul animateur ici, je commence à m'essouffler ! J'ai besoin de jeunesse, j'ai envie de redynamiser tout ça. Alors si vous êtes musiciens, si vous savez chanter, venez me voir !"
Et voilà, joli clin Dieu... je n'avais plus qu'à franchir le cap et oser m'approcher... le premier pas avait été fait pour moi !
On a donc eu une première rencontre... l'animateur est ouvert à tout, je vais pouvoir introduire des chants de l'Emmanuel qu'il apprendra à la chorale, je suis juste ravie ! Reste plus qu'à faire un choix parmi tous ceux que j'aime tant, et là, ça se complique...
ça c'était pour le clin Dieu... et la perplexité là-dedans ?
En discutant avec ce sympathique animateur, j'apprends que c'est un ancien prêtre, parti en mission en Afrique, revenu marié. Soit... moi ce qui me laisse perplexe, ce n'est pas qu'un prêtre abandonne la prêtrise, ça peut arriver de rencontrer l'amour auprès d'une femme... ce que j'ai plus de mal à comprendre, c'est qu'il s'est marié après avoir eu un enfant ? A l'époque, son évêque lui avait conseillé de laisser tomber la femme et de mettre l'enfant en adoption, puis de rentrer sagement en France... bizarre mais bon...
L'Eglise prône la chasteté avant le mariage et un prêtre, lui, va avoir un enfant hors des liens du mariage ? Je sais bien que c'est loin d'être le seul, qui lui au moins a eu le courage finalement d'épouser celle qu'il aime, qu'ils ont encore eu 3 autres enfants après, que certains prêtres ont des maîtresses et des enfants cachés, j'ai même connu un prêtre qui a rencontré une femme mariée, mère de 4 enfants, qui a divorcé pour lui...
Je dois dire que tout ça me questionne beaucoup... Pour moi, le célibat des prêtres est quelque chose de sensé, de mûrement raisonné et de raisonnable.
Celui qui a la vocation de prêtre doit pouvoir la remplir pleinement, il doit pouvoir consacrer tout son temps et sa vie au Seigneur et à ses obligations, répondre présent quand on l'appelle, aimer chacun de ses paroissiens et chacun de ses prochains, avoir le coeur et l'esprit entièrement dévoué et libre.
Celui qui a la vocation d'époux et père de famille doit avoir du temps et l'esprit libre pour s'occuper de ses enfants. Il doit pouvoir jouer avec eux le soir, avoir ses soirées libres pour sa femme.
Je ne vois pas très bien comment quelqu'un pourrait concilier ces deux vocations. Comment un homme pourrait-il être à la fois dévoué corps et âme à l'Eglise et à sa famille ? Comment pourrait-il physiquement, humainement remplir pleinement ses tâches, à la fois de prêtre et à la fois de père ?
Pourtant, cette question revient fréquemment dans les discussions... y compris dans la bouche de cet ancien prêtre, qui s'est senti rejeté par son église, "foutu à la porte" comme il m'a dit, qui aurait aimé pouvoir rester prêtre tout en se mariant.
Et puis lors de la messe de rentrée, l'animateur liturgique lance un appel : "ça fait deux ans que je suis le seul animateur ici, je commence à m'essouffler ! J'ai besoin de jeunesse, j'ai envie de redynamiser tout ça. Alors si vous êtes musiciens, si vous savez chanter, venez me voir !"
Et voilà, joli clin Dieu... je n'avais plus qu'à franchir le cap et oser m'approcher... le premier pas avait été fait pour moi !
On a donc eu une première rencontre... l'animateur est ouvert à tout, je vais pouvoir introduire des chants de l'Emmanuel qu'il apprendra à la chorale, je suis juste ravie ! Reste plus qu'à faire un choix parmi tous ceux que j'aime tant, et là, ça se complique...
ça c'était pour le clin Dieu... et la perplexité là-dedans ?
En discutant avec ce sympathique animateur, j'apprends que c'est un ancien prêtre, parti en mission en Afrique, revenu marié. Soit... moi ce qui me laisse perplexe, ce n'est pas qu'un prêtre abandonne la prêtrise, ça peut arriver de rencontrer l'amour auprès d'une femme... ce que j'ai plus de mal à comprendre, c'est qu'il s'est marié après avoir eu un enfant ? A l'époque, son évêque lui avait conseillé de laisser tomber la femme et de mettre l'enfant en adoption, puis de rentrer sagement en France... bizarre mais bon...
L'Eglise prône la chasteté avant le mariage et un prêtre, lui, va avoir un enfant hors des liens du mariage ? Je sais bien que c'est loin d'être le seul, qui lui au moins a eu le courage finalement d'épouser celle qu'il aime, qu'ils ont encore eu 3 autres enfants après, que certains prêtres ont des maîtresses et des enfants cachés, j'ai même connu un prêtre qui a rencontré une femme mariée, mère de 4 enfants, qui a divorcé pour lui...
Je dois dire que tout ça me questionne beaucoup... Pour moi, le célibat des prêtres est quelque chose de sensé, de mûrement raisonné et de raisonnable.
Celui qui a la vocation de prêtre doit pouvoir la remplir pleinement, il doit pouvoir consacrer tout son temps et sa vie au Seigneur et à ses obligations, répondre présent quand on l'appelle, aimer chacun de ses paroissiens et chacun de ses prochains, avoir le coeur et l'esprit entièrement dévoué et libre.
Celui qui a la vocation d'époux et père de famille doit avoir du temps et l'esprit libre pour s'occuper de ses enfants. Il doit pouvoir jouer avec eux le soir, avoir ses soirées libres pour sa femme.
Je ne vois pas très bien comment quelqu'un pourrait concilier ces deux vocations. Comment un homme pourrait-il être à la fois dévoué corps et âme à l'Eglise et à sa famille ? Comment pourrait-il physiquement, humainement remplir pleinement ses tâches, à la fois de prêtre et à la fois de père ?
Pourtant, cette question revient fréquemment dans les discussions... y compris dans la bouche de cet ancien prêtre, qui s'est senti rejeté par son église, "foutu à la porte" comme il m'a dit, qui aurait aimé pouvoir rester prêtre tout en se mariant.
dimanche 5 septembre 2010
Entre Evangile et réalité
Dimanche dernier, lors de la messe, je me suis sentie un peu mal à l'aise...
Il y a ce jeune homme, je ne sais même pas s'il est majeur, avec son chien, qui est à la porte de l'église tous les dimanches... qui tend la main en espérant quelques sous... à qui personne ne parle... à qui j'ose seulement dire "bonjour".
Et il y a eu cet Evangile :
(BD d'Emond Prochain)
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14,1.7-14.
Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et on l'observait.
Remarquant que les invités choisissaient les premières places, il leur dit cette parabole :
« Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place, car on peut avoir invité quelqu'un de plus important que toi.
Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire : 'Cède-lui ta place',
et tu irais, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t'a invité, il te dira : 'Mon ami, avance plus haut', et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi.
Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé. »
Jésus disait aussi à celui qui l'avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi t'inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue.
Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ;
et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »
Et je pensais à ce jeune à la porte de l'église, me demandant si quelqu'un l'inviterait au festin, si quelqu'un lui dirait d'entrer dans l'église... j'ai essayé de me botter les fesses, mais je n'ai pas osé me lever devant tout le monde pour lui proposer d'entrer. Je me sentais mal, j'avais honte. Et le prêtre pendant son sermon parler des Roms, parler du fait de ne pas rejeter l'étranger, le pauvre, le malheureux... et ce jeune homme, qui restait dehors, c'était illogique !
Mais au moment de la communion, j'ai vu qu'il était là... il n'a pas communié, mais il était avec nous, dans l'église... à la sortie, il avait disparu...
Mais j'ai repensé à lui souvent cette semaine.. me demandant qui il est, d'où il vient... me reprochant ma peur, mon manque de courage...
Ce matin, il était là... ce matin, je n'ai pas fait comme si de rien n'était, ce matin j'ai osé dépasser ma timidité et lui adresser la parole... peut-être qu'un jour j'oserai l'inviter au festin ?
Il y a ce jeune homme, je ne sais même pas s'il est majeur, avec son chien, qui est à la porte de l'église tous les dimanches... qui tend la main en espérant quelques sous... à qui personne ne parle... à qui j'ose seulement dire "bonjour".
Et il y a eu cet Evangile :
(BD d'Emond Prochain)
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14,1.7-14.
Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et on l'observait.
Remarquant que les invités choisissaient les premières places, il leur dit cette parabole :
« Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place, car on peut avoir invité quelqu'un de plus important que toi.
Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire : 'Cède-lui ta place',
et tu irais, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t'a invité, il te dira : 'Mon ami, avance plus haut', et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi.
Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé. »
Jésus disait aussi à celui qui l'avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi t'inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue.
Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ;
et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »
Et je pensais à ce jeune à la porte de l'église, me demandant si quelqu'un l'inviterait au festin, si quelqu'un lui dirait d'entrer dans l'église... j'ai essayé de me botter les fesses, mais je n'ai pas osé me lever devant tout le monde pour lui proposer d'entrer. Je me sentais mal, j'avais honte. Et le prêtre pendant son sermon parler des Roms, parler du fait de ne pas rejeter l'étranger, le pauvre, le malheureux... et ce jeune homme, qui restait dehors, c'était illogique !
Mais au moment de la communion, j'ai vu qu'il était là... il n'a pas communié, mais il était avec nous, dans l'église... à la sortie, il avait disparu...
Mais j'ai repensé à lui souvent cette semaine.. me demandant qui il est, d'où il vient... me reprochant ma peur, mon manque de courage...
Ce matin, il était là... ce matin, je n'ai pas fait comme si de rien n'était, ce matin j'ai osé dépasser ma timidité et lui adresser la parole... peut-être qu'un jour j'oserai l'inviter au festin ?
jeudi 22 juillet 2010
Pakistan et sa loi anti-blaspheme
Allez faire un p'tit tour sur le blog de Nystagmus...
J'en ai les larmes aux yeux... qu'ils sont courageux ces chrétiens qui risquent leur vie tous les jours, juste parce qu'ils sont chrétiens dans un pays musulman et qui pourtant ne renie pas leur Dieu...
Qu'il a facile pour nous d'affirmer notre foi, nous ne risquons rien... et pourtant, le faisons-nous toujours ?
Alors faisons ce que vous pouvons, avec nos moyens, si petits soient-ils... et signons la pétition demandant l'abrogation de la loi anti-blasphème !
J'en ai les larmes aux yeux... qu'ils sont courageux ces chrétiens qui risquent leur vie tous les jours, juste parce qu'ils sont chrétiens dans un pays musulman et qui pourtant ne renie pas leur Dieu...
Qu'il a facile pour nous d'affirmer notre foi, nous ne risquons rien... et pourtant, le faisons-nous toujours ?
Alors faisons ce que vous pouvons, avec nos moyens, si petits soient-ils... et signons la pétition demandant l'abrogation de la loi anti-blasphème !
jeudi 15 juillet 2010
Ré-enchanter le monde
Tel était le thème de la session des 25-35 ans à Paray-le-Monial, avec la Communauté de l'Emmanuel, cette année... (wah, 3 liens dans une phrase, je fais fort là).
Après 5 jours plus qu'intenses en prière, louange, adoration, enseignement, grâces, effusion de l'Esprit, envie de laisser une trace par ici... mais que dire, quand on a vécu quelque chose de si intense, qui ne paraisse pas morne en comparaison de la réalité, moi qui n'ai pas le talent de certains, comment rendre compte par écrit de ce que j'ai vécu, est-ce seulement possible ?
Par où commencer ? Le plus simple serait peut-être de suivre une journée type...
Louange le matin, pour bien commencer la journée... une fois joyeuse, débordante, vivante, un amour du Christ plus fort que tout... peut-être le côté le plus chacha des sessions, le côté avec lequel mon mari a eu le plus de mal... les bras levés, les chants en langue, les paroles de connaissance, c'est un peu trop pour lui ! Pour moi, c'est un moment de primordial, qui me fait du bien, qui me rassure sur la jeunesse et la vitalité de l'Eglise, moi qui ai l'habitude de mes paroisses vieillissantes... C'est si bon de chanter tout haut la Gloire du Seigneur !!!!
Enseignement ensuite... cette année, les sujets abordés étaient les suivants :
Repas, puis groupe de partage... partager sur ce que l'on a vécu, ce que l'on a compris, ce qui nous a touché, sur des intentions de prière... prier les uns pour les autres et continuer, même après la session.
Parcours spécifique. 10 parcours à choix, plus un de préparation au mariage et un d'Espérance pour un groupe de personnes vivant dans la rue, aussi varier qu'épanouir et reconnaître ses talents, le feu de l'Esprit Saint, l'oraison, la vie des saints, quel regard porter sur l'Islam, le célibat, l'harmonie dans le couple, quand l'enfant se fait attendre... pour notre part, nous avons choisi "Éduquer à la lumière de l'Écriture"... plein de pistes d'éducation, de la communication non violente, l'écoute active, l'accompagnement des pleurs et des colères... très intéressant, on a mis en route plein de réflexion... mon mari était là pour le week-end, il a pu suivre 2 enseignements sur 3, et a beaucoup apprécié.. une réflexion sur notre rôle de parents s'est engagée entre nous, envie de changer certains de nos principes d'éducation, d'être plus zen face à certaines situations... Merci aux deux couples et au Père Henry de Chauvigny pour ce parcours !
Puis temps libre, pour adorer dans la prière, faire du sport, aller à la librairie, être avec les enfants... Repas ensuite et pour terminer la journée,
Veillée. Toujours de très beaux moments, avec louange, invocation de l'Esprit Saint, adoration, témoignages, vénération des reliques de Sainte Marguerite-Marie et Saint Claude La Colombière. Beaucoup de joie et de recueillement à fois durant ses veillées... de très beaux moments !
Je pourrais aussi vous dire combien il est bon, au coeur de l'été, au coeur de la vie, de se retrouver au milieu de chrétiens, heureux et fiers de l'être, au milieu d'une jeunesse vivante... combien j'ai été impressionnée de voir autant de femmes enceintes, de poussettes et d'enfants en bas-âge au mètre carré ! Combien il est rassurant de voir autant de jeunes prêtres heureux, autant de séminaristes... non l'Église n'est pas morte et n'est pas si vieillissante que ça !
Je pourrais vous faire part de mon p'tit gars, qui bien qu'âgé de 17 mois, est tombé amoureux de Jésus... vous faire part de sa joie quand on s'approchait d'une statue du Christ, son visage s'éclairait et il lui parlait... de quoi, je ne sais pas, mais je suis certaine qu'Il l'a entendu et compris !
Je pourrais aussi vous raconter les cadeaux que ma puce apportait chaque matin à la Vierge et au Seigneur, des bouts de bois et des cailloux trouvés au bord du chemin, mais si importants, de vrais trésors pour elle !
Je pourrais vous raconter ma fille qui chaque matin avait peur d'aller au service enfants des 3-4 ans mais ne voulait plus en repartir... de ma puce qui se mettait dans son lit le soir à chanter "l'Amour de Dieu est si merveilleux", ou "Dieu est bon pour moi", puis racontait à ses peluches l'histoire de Jésus qui se déguise en berger pour aller chercher la p'tite brebis !
Je pourrais évoquer mon fiston, toujours aussi fusionnel avec sa maman, qui a eu beaucoup de mal à se détacher de sa poussette les quelques fois où je l'ai laissé aux 2-3 ans...
Je pourrais dire le temps passer à la librairie, à y retourner je ne sais combien de fois n'arrivant pas à me décider, à faire un choix... finalement, voici la sélection, des bonnes lectures pour l'été et pour l'année, pour les enfants, pour moi, pour mon homme.
Je pourrais aussi vous faire ressentir la chaleur torride, les gouttes qui perlent, l'envie de piscine et de fraicheur... "sautons dans le coeur de Jésus avec la même envie que l'on ressent tous pour une piscine" a dit quelqu'un...
Je pourrais tenter de vous décrire à quel point je me sens bien et en paix dans la Cité du Coeur de Jésus, là où Il a demandé à Sainte Marguerite Marie que l'on devienne ses amis et lui a dit à quel point Il brûle du désir d'être aimé. Tout respire la paix là-bas, la prairie, la rivière, les cygnes... Paray et moi, c'est une longue histoire d'amour, commencée en 1997, en fin d'adolescence, quand je me posais plein de questions sur ma foi alors que jusqu'à présent, je suivais mes parents... j'y ai reçu tant de grâces...
Paray et les sessions, je pourrais vous en parler pendant des heures...
Maintenant, nous voilà de retour, le coeur plein de promesses, qu'on essayera de tenir !
Et puis, si on se donnait rendez-vous l'année prochaine à Paray ? Pour vivre une session ensemble... y en a que ça tente ? Nous en tout cas, on y sera... enfin selon ce que la vie nous réserve !
Après 5 jours plus qu'intenses en prière, louange, adoration, enseignement, grâces, effusion de l'Esprit, envie de laisser une trace par ici... mais que dire, quand on a vécu quelque chose de si intense, qui ne paraisse pas morne en comparaison de la réalité, moi qui n'ai pas le talent de certains, comment rendre compte par écrit de ce que j'ai vécu, est-ce seulement possible ?
Par où commencer ? Le plus simple serait peut-être de suivre une journée type...
Louange le matin, pour bien commencer la journée... une fois joyeuse, débordante, vivante, un amour du Christ plus fort que tout... peut-être le côté le plus chacha des sessions, le côté avec lequel mon mari a eu le plus de mal... les bras levés, les chants en langue, les paroles de connaissance, c'est un peu trop pour lui ! Pour moi, c'est un moment de primordial, qui me fait du bien, qui me rassure sur la jeunesse et la vitalité de l'Eglise, moi qui ai l'habitude de mes paroisses vieillissantes... C'est si bon de chanter tout haut la Gloire du Seigneur !!!!
Enseignement ensuite... cette année, les sujets abordés étaient les suivants :
- Où va le monde ?
- Et si Dieu m'avait choisi ! Par le Père Petitclerc... formidable, où comment garder l'homme au centre de ses préoccupations dans notre société où l'on s'intéresse plus à la nature qu'à l'humain.
- A quoi sert de gagner le monde... Par Nicolas Buter... pas suivi, pour cause de service enfant.
- Réenchanter le monde commence là où je suis. Par Laurent et Marie-Hélène de Cherisey qui ont fait le tour du monde avec leurs 5 enfants. Grandiose, comment de petits actes partout dans le monde sont vraiment porteurs d'espoir, où comment les médias se focalisent sur le mal, les catastrophes, alors qu'il existe beaucoup de merveilleuses initiatives sur tous les continents.
- Notre histoire a-t-elle un sens ? Par le Père dominicain Thierry Humbrecht. Très beau.
- La sainteté dans le couple, par Bernard Dubois de la communauté des Béatitudes... Vraiment très enrichissant pour moi, avec des pistes de réflexions.
Repas, puis groupe de partage... partager sur ce que l'on a vécu, ce que l'on a compris, ce qui nous a touché, sur des intentions de prière... prier les uns pour les autres et continuer, même après la session.
Parcours spécifique. 10 parcours à choix, plus un de préparation au mariage et un d'Espérance pour un groupe de personnes vivant dans la rue, aussi varier qu'épanouir et reconnaître ses talents, le feu de l'Esprit Saint, l'oraison, la vie des saints, quel regard porter sur l'Islam, le célibat, l'harmonie dans le couple, quand l'enfant se fait attendre... pour notre part, nous avons choisi "Éduquer à la lumière de l'Écriture"... plein de pistes d'éducation, de la communication non violente, l'écoute active, l'accompagnement des pleurs et des colères... très intéressant, on a mis en route plein de réflexion... mon mari était là pour le week-end, il a pu suivre 2 enseignements sur 3, et a beaucoup apprécié.. une réflexion sur notre rôle de parents s'est engagée entre nous, envie de changer certains de nos principes d'éducation, d'être plus zen face à certaines situations... Merci aux deux couples et au Père Henry de Chauvigny pour ce parcours !
Puis temps libre, pour adorer dans la prière, faire du sport, aller à la librairie, être avec les enfants... Repas ensuite et pour terminer la journée,
Veillée. Toujours de très beaux moments, avec louange, invocation de l'Esprit Saint, adoration, témoignages, vénération des reliques de Sainte Marguerite-Marie et Saint Claude La Colombière. Beaucoup de joie et de recueillement à fois durant ses veillées... de très beaux moments !
Je pourrais aussi vous dire combien il est bon, au coeur de l'été, au coeur de la vie, de se retrouver au milieu de chrétiens, heureux et fiers de l'être, au milieu d'une jeunesse vivante... combien j'ai été impressionnée de voir autant de femmes enceintes, de poussettes et d'enfants en bas-âge au mètre carré ! Combien il est rassurant de voir autant de jeunes prêtres heureux, autant de séminaristes... non l'Église n'est pas morte et n'est pas si vieillissante que ça !
Je pourrais vous faire part de mon p'tit gars, qui bien qu'âgé de 17 mois, est tombé amoureux de Jésus... vous faire part de sa joie quand on s'approchait d'une statue du Christ, son visage s'éclairait et il lui parlait... de quoi, je ne sais pas, mais je suis certaine qu'Il l'a entendu et compris !
Je pourrais aussi vous raconter les cadeaux que ma puce apportait chaque matin à la Vierge et au Seigneur, des bouts de bois et des cailloux trouvés au bord du chemin, mais si importants, de vrais trésors pour elle !
Je pourrais vous raconter ma fille qui chaque matin avait peur d'aller au service enfants des 3-4 ans mais ne voulait plus en repartir... de ma puce qui se mettait dans son lit le soir à chanter "l'Amour de Dieu est si merveilleux", ou "Dieu est bon pour moi", puis racontait à ses peluches l'histoire de Jésus qui se déguise en berger pour aller chercher la p'tite brebis !
Je pourrais évoquer mon fiston, toujours aussi fusionnel avec sa maman, qui a eu beaucoup de mal à se détacher de sa poussette les quelques fois où je l'ai laissé aux 2-3 ans...
Je pourrais dire le temps passer à la librairie, à y retourner je ne sais combien de fois n'arrivant pas à me décider, à faire un choix... finalement, voici la sélection, des bonnes lectures pour l'été et pour l'année, pour les enfants, pour moi, pour mon homme.Je pourrais aussi vous faire ressentir la chaleur torride, les gouttes qui perlent, l'envie de piscine et de fraicheur... "sautons dans le coeur de Jésus avec la même envie que l'on ressent tous pour une piscine" a dit quelqu'un...
Je pourrais tenter de vous décrire à quel point je me sens bien et en paix dans la Cité du Coeur de Jésus, là où Il a demandé à Sainte Marguerite Marie que l'on devienne ses amis et lui a dit à quel point Il brûle du désir d'être aimé. Tout respire la paix là-bas, la prairie, la rivière, les cygnes... Paray et moi, c'est une longue histoire d'amour, commencée en 1997, en fin d'adolescence, quand je me posais plein de questions sur ma foi alors que jusqu'à présent, je suivais mes parents... j'y ai reçu tant de grâces...
Paray et les sessions, je pourrais vous en parler pendant des heures...
Maintenant, nous voilà de retour, le coeur plein de promesses, qu'on essayera de tenir !
Et puis, si on se donnait rendez-vous l'année prochaine à Paray ? Pour vivre une session ensemble... y en a que ça tente ? Nous en tout cas, on y sera... enfin selon ce que la vie nous réserve !
dimanche 30 mai 2010
Fête de la Trinité
La Trinité, c'est quand même complexe... moi je dissocie un peu trop les 3 personnes : Père, Fils et Esprit... je les considère comme trois entités, en oubliant qu'Ils ne forment qu'une seule et même personne... Dans mes prières, je m'adresse au Père ou au Fils, en oubliant qu'Ils ne sont qu'un.
Mais cette phrase du prêtre m'a beaucoup touchée, "les chrétiens ne croient qu'en un seul Dieu, mais un Dieu qui est famille".
En cherchant un peu sur le net, il y a quelques temps, j'avais trouvé ce texte, partant d'une réflexion sur la lettre aux familles de Jean-Paul II (1994) :
La mission de la famille : construire la civilisation de l’Amour
En voici quelques extraits qui m'ont particulièrement touchée :
" Si l’on souhaite un modèle pour la famille, il faut le penser à partir de la Trinité, où il y a communion, mais pas confusion : chacun doit être ce qu’il est."
"Pour Jean-Paul II, la famille est une aide précieuse à la construction de la civilisation de l’Amour car c’est au sein de la famille que nous apprenons l’ALTERITE : Je ne suis pas l’autre et l’autre n’est pas moi ; je ne suis pas appelé à devenir l’autre. Chacun est unique et doit grandir dans ce qu’il a d’unique. Le "nous" divin est une lumière pour le "nous" humain. [...] Dans la famille, j’associe l’autre à ma vie, dans son altérité : mon projet personnel ne se fera pas au détriment de l’autre."
"Les enfants naissent de l’amour des parents. C’est le couple qui est au cœur de la communauté familiale. C’est dans cet amour du couple que les enfants s’inscrivent. Si la famille est une école d’amour, celui qui va témoigner de l’amour c’est le couple. La vocation de mère est une conséquence de la vocation d’épouse. Elle ne la remplace pas."
"La communion des parents fait donc exister la communauté familiale. Les enfants consolident et enrichissent la famille. Au cœur de la famille, il y a le couple qui se renforce par le fait de donner vie. "
"L’amour des époux est essentiel. Il n’y a pas plus important et plus difficile que cet amour d’époux : on se fait l’un à l’autre, on s’ajuste."
"La communion des parents fait donc exister la communauté familiale. Les enfants consolident et enrichissent la famille. Au cœur de la famille, il y a le couple qui se renforce par le fait de donner vie. "
"L’amour des époux est essentiel. Il n’y a pas plus important et plus difficile que cet amour d’époux : on se fait l’un à l’autre, on s’ajuste."
"La vocation de la famille est d’apprendre à s’aimer les uns les autres et implique de prendre du temps pour que l’Amour circule au sein de la famille."
Et aujourd'hui, jour de la Trinité mais aussi jour de la Fête des Mères, un projet qui me tient tout particulièrement à coeur concernant ma famille (que j'aime passionnément) a été approuvé par mon mari. Mon mari qui a un peu plus les pieds sur terre que moi, qui a bien réfléchit avant de me donner son accord, bien qu'il ait été d'accord sur le principe depuis le départ.
Mon coeur bondit de joie, je suis trop trop trop heureuse !!!
mercredi 19 mai 2010
Y a des choses qui m'énervent, mais d'une force !
Moi je pensais que quand on se dit chrétien, catholique et pratiquant, on mettait un minimum de choses en avant. Comme la tolérance, l'ouverture d'esprit, l'accueil de son prochain, la joie, etc. Pourtant, ça n'a pas l'air d'être tout le temps le cas, et en tout cas pas dans ma vieille paroisse gnan-gnan...
Notre curé, là depuis 15 ans (la moitié de ma vie bon-sang, ça va faire drôlement bizarre de ne plus le voir tous les dimanche, ou presque...). Bref, notre curé a été appelé dans une autre paroisse. Un nouveau prêtre va donc venir le remplacer, dès cet été. Oui, mais "oh mon dieu, il vient du canton de Fribourg" ! (ah oui, je ne sais pas si je vous l'avais déjà dit, mais je suis franco-suisse...) Fribourg étant un canton très catholique, alors que Genève est un canton très protestant... Ce qui en soit n'est pas un problème, mais l'histoire des églises est totalement différentes du coup dans ces deux cantons. A Genève, on fait beaucoup d'œcuménisme, pas à Fribourg. A Fribourg, les grandes fêtes catholiques sont très fêtées et bruyantes et dans la rue, à Genève, on reste dans son église, on ne montre pas sa joie, c'est le calvinisme, le protestantisme pas très joyeux, genre le Carnaval était interdit.. Pour la Fête-Dieu, on veut bien faire une procession mais à l'intérieur de l'église, il ne faut surtout pas sortir, des fois qu'on dérangerait... Bref, le nouveau prêtre vient du canton de Fribourg, c'est forcément un intégriste ! Non mais, ça veut dire quoi ça ? Il n'est pas encore arrivé, on ne le connaît pas encore, mais juste parce qu'il vient du canton d'à côté, ça cancane, ça jacasse, ça médit, ça parle par derrière... on ne lui laisse même pas le temps d'arriver que déjà on en a peur ! Très chrétien comme attitude.
Moi je pensais que dans une paroisse, on se réjouissait de l'arrivée d'un nouveau prêtre... qu'on l'accueillerait les bras ouverts, le coeur joyeux ! On devrait s'estimer heureux d'avoir la chance d'avoir des prêtres, c'est une grâce ! Et bien non, les paroissiens ont peur de la nouveauté, on peut de l'étranger...
Vous imaginez, l'année dernière, un autre nouveau prêtre est arrivé dans la paroisse, du canton de Fribourg aussi, mais en plus d'être fribourgeois, il est aussi polonais !! Et il participe au rosaire tous les lundis, il vient régulièrement le vendredi à l'adoration et en plus, il a osé afficher l'image du Christ miséricordieux de soeur Faustine au fond de l'église... non vraiment, c'est un intégriste, y a pas à dire ! Et le prochain prêtre, qui vient aussi de Fribourg, que va-t-il oser instaurer encore ?
Bref, ça m'énerve, tous ces paroissiens bien pensants, qui condamne le nouveau prêtre sans même le connaître... et après, on s'étonne que dans la vie civile, les gens aient peur de l'étranger, ne soient pas ouverts et accueillants... si même dans les paroisses bêtas (je dirais même pas lambdas, elles ne le méritent pas.. ça se voit que je suis énervée ?) on ne peut pas accueillir convenablement un nouveau prêtre.
A côté de ça, hier soir je suis allée à une veillée de prières de l'Emmanuel... je suis arrivée en retard (c'est pas ma faute, je me suis perdue), je suis nouvelle, je ne connaissais personne. Et bien j'ai été accueillie les bras ouverts, le cœur joyeux ! On a loué, adoré, prié, invoqué l'Esprit Saint ensemble... Pourquoi est-ce que ça ne se passe pas comme ça dans ma paroisse pour accueillir le nouveau prêtre, qui en réalité n'est même pas fribourgeois vu qu'il est né à Genève ?
Notre curé, là depuis 15 ans (la moitié de ma vie bon-sang, ça va faire drôlement bizarre de ne plus le voir tous les dimanche, ou presque...). Bref, notre curé a été appelé dans une autre paroisse. Un nouveau prêtre va donc venir le remplacer, dès cet été. Oui, mais "oh mon dieu, il vient du canton de Fribourg" ! (ah oui, je ne sais pas si je vous l'avais déjà dit, mais je suis franco-suisse...) Fribourg étant un canton très catholique, alors que Genève est un canton très protestant... Ce qui en soit n'est pas un problème, mais l'histoire des églises est totalement différentes du coup dans ces deux cantons. A Genève, on fait beaucoup d'œcuménisme, pas à Fribourg. A Fribourg, les grandes fêtes catholiques sont très fêtées et bruyantes et dans la rue, à Genève, on reste dans son église, on ne montre pas sa joie, c'est le calvinisme, le protestantisme pas très joyeux, genre le Carnaval était interdit.. Pour la Fête-Dieu, on veut bien faire une procession mais à l'intérieur de l'église, il ne faut surtout pas sortir, des fois qu'on dérangerait... Bref, le nouveau prêtre vient du canton de Fribourg, c'est forcément un intégriste ! Non mais, ça veut dire quoi ça ? Il n'est pas encore arrivé, on ne le connaît pas encore, mais juste parce qu'il vient du canton d'à côté, ça cancane, ça jacasse, ça médit, ça parle par derrière... on ne lui laisse même pas le temps d'arriver que déjà on en a peur ! Très chrétien comme attitude.
Moi je pensais que dans une paroisse, on se réjouissait de l'arrivée d'un nouveau prêtre... qu'on l'accueillerait les bras ouverts, le coeur joyeux ! On devrait s'estimer heureux d'avoir la chance d'avoir des prêtres, c'est une grâce ! Et bien non, les paroissiens ont peur de la nouveauté, on peut de l'étranger...
Bref, ça m'énerve, tous ces paroissiens bien pensants, qui condamne le nouveau prêtre sans même le connaître... et après, on s'étonne que dans la vie civile, les gens aient peur de l'étranger, ne soient pas ouverts et accueillants... si même dans les paroisses bêtas (je dirais même pas lambdas, elles ne le méritent pas.. ça se voit que je suis énervée ?) on ne peut pas accueillir convenablement un nouveau prêtre.
A côté de ça, hier soir je suis allée à une veillée de prières de l'Emmanuel... je suis arrivée en retard (c'est pas ma faute, je me suis perdue), je suis nouvelle, je ne connaissais personne. Et bien j'ai été accueillie les bras ouverts, le cœur joyeux ! On a loué, adoré, prié, invoqué l'Esprit Saint ensemble... Pourquoi est-ce que ça ne se passe pas comme ça dans ma paroisse pour accueillir le nouveau prêtre, qui en réalité n'est même pas fribourgeois vu qu'il est né à Genève ?
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